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Couverture des carnets du paysage volume 19

Les Carnets du paysage, n° 19,
« ÉCOLOGIES À L'OEUVRE »
ENSP / Actes Sud, 224 p. en couleur, 26 €.

L’écologie et l’écologie du paysage ne sont pas seulement des questions d’experts, il faut les porter à la connaissance du public et les mettre en débat. Ce numéro des Carnets du paysage cherche à saisir des réalités écologiques, paysagères et sociales contrastées, et propose un état des lieux de la connaissance avec un éventail de points de vue, de l’expertise scientifique à l’engagement, de la recherche méthodologique à la question du projet chez les paysagistes. Cette livraison présente aussi des situations concrètes en divers lieux de la planète, où se conjuguent des problèmes écologiques, des stratégies d’intervention au nom du paysage et les conflits qui ne manquent pas d’en découler. Autour de grandes espèces emblématiques comme la girafe du Niger ou le Sophora toromiro – l’arbre sacré de l’île de Pâques, sauvé par miracle de l’extinction –, il s’agit de donner à comprendre l’intensité des débats sur l’écologie, le paysage, le tourisme et l’agriculture de subsistance, la gestion des ressources à l’échelle locale ou mondialisée. Mais peut-être est-ce en ville, aujourd’hui, que la question des paysages sous influence écologique se pose avec le plus de relief et de complexité. La nature y est l’enjeu d’un renouvellement des savoirs : les plantes, les animaux, l’eau, la terre sont les supports d’une pédagogie et d’une communication citoyennes. En ville s’affirme l’importance cruciale de la tractation sociale, face au risque de voir s’imposer des vues et des visées extérieures et dominantes.

Les Carnets du paysage, revue, Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles. Les numéros 1 à 8 et le numéro 11 : 18, 29 €, numéro double 9-10 : 28 €, numéros 12 et 15 : 20 €, numéro double 13-14 : 30 €, numéros 16, 17, 18 et 19 : 26 €.

Jardins de Versailles,
Michel Baridon, photographies de Jean-Baptiste Leroux,
Actes Sud/ENSP, Versailles/Arles, 2001, 368 p., coffret, 690 F - 105,19 €.

A partir du petit jardin clos composé de deux parterres, d’un bois pour la chasse et d’un bassin aménagé par Louis XIII, Louis XIV a créé avec André Le Nôtre – mais aussi avec Le Brun et avec Hardouin-Mansart – un domaine à la hauteur de sa conception de la monarchie. Lieux de plaisir, les jardins de Versailles devaient également être lieux de représentation du pouvoir. Michel Baridon analyse avec le talent et la clarté qui caractérisent son style ce qui fait de Versailles l’archétype des “jardins de rois” : c’est à Versailles que les sciences et les techniques les plus modernes furent expérimentées, la symbolique systématiquement utilisée pour servir la gloire du souverain, les grands artistes du temps réunis par la commande royale et que l’étiquette s’imposa aux courtisans aussi bien dans les jardins qu’à l’intérieur du château.

Très largement illustré de documents historiques, l’ouvrage présente également quelque cent cinquante photographies de Jean-Baptiste Leroux qui donnent à voir les surprises ménagées dans ces jardins, les sculptures d’eau, les jeux d’ombre et de lumière, le passage des heures et des saisons, les colorations des ciels et leurs reflets, et surtout l’ampleur et la maîtrise de l’espace, voulues par un roi il y a trois siècles, transformées par ses successeurs, imitées par les souverains de l’Europe des Lumières et conservées pour les visiteurs d’aujourd’hui.

Jean-Marc Besse :Le goût du monde Le Goût du monde. Exercices de paysage,
Jean-Marc Besse,
Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 2009, 232 p., 22 €

En portant l’attention sur l’espace des paysages, dans la diversité de leurs formes historiques et des intentions sociales et culturelles qui les ont constitués, les essais qui composent ce livre cherchent à rappeler que les paysages sont des espaces fabriqués et pratiqués par les sociétés, et non simplement des « théâtres » voués à la seule contemplation. Ils sont aussi des territoires de l'existence individuelle et collective.
Mais les paysages ne sont pas seulement des territoires. Ce livre s’efforce, plus fondamentalement, de les envisager comme des processus complexes de mise en forme des expériences spatiales. Des processus qui jouent simultanément, mais pas nécessairement de façon homogène, sur les registres croisés des dispositifs techniques, des perceptions, des sensibilités et des usages. Les paysages sont des manières non seulement de voir le monde, mais de s’y rendre sensible.
Les paysages sont aussi des formes de vie. Au-delà des considérations sur le paysage comme morphologie territoriale organisée par une société et comme mode d’organisation de l’expérience sensible de l’espace, ce livre envisage tout paysage particulier comme la manifestation et la mise en œuvre d’une manière à chaque fois singulière d’habiter le monde. Les paysages nous invitent à penser sérieusement cette sorte de co-appartenance des hommes et du monde qui s’exprime pragmatiquement en eux.


Voir la Terre. Six essais sur le paysage et la géographie,
Jean-Marc Besse,
Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 2000, 168 p., 119 F - 18,14 €.

A la différence de ce qu'on observe dans des pays tels que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou l'Italie, il y a encore peu, aujourd'hui, en France, d'ouvrages qui envisagent le concept de paysage dans son histoire et ses différentes formulations. Les six essais qui composent ce livre, bien qu’évoquant des auteurs et des situations très divers (Pétrarque, Goethe, Péguy, la géographie, la peinture, la phénoménologie…), se rassemblent autour d’une unique question, qui constitue pour ainsi dire la cohérence interne du recueil. Cette question, cependant, est moins adressée au paysage que posée à partir de lui, suscitée par l’expérience vivante qui en est faite, ainsi que par les diverses représentations artistiques, scientifiques ou spirituelles, dont il est l’objet. Ainsi, l’intérêt et l’enjeu que peut représenter une lecture de la lettre dans laquelle Pétrarque évoque son ascension du mont Ventoux, du récit par Goethe de son voyage en Italie, ou de la description du paysage français par Vidal de la Blache, reposent essentiellement dans le fait qu’à chaque fois la rencontre effective du paysage y apparaît comme la mise à l’épreuve et parfois le bouleversement d’une attente perceptive, d’une catégorie de pensée, ou d’une habitude d’écriture. Sans prétendre offrir une synthèse complète, ce livre propose un chemin à travers différentes conceptions du paysage depuis la Renaissance, dans les domaines de la littérature, de l'art ou de la science. Sa question principale est la suivante : le paysage a-t-il encore aujourd'hui quelque chose à dire ? Et quoi ? Que nous apprend-il de nous et du monde ?



L'Evaporation motrice,
Jean-Luc Brisson,
Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 1999, 104 p., 79 F -12,04 €.

L’artiste Jean-Luc Brisson réfléchit au procédé de l’évaporation motrice qui permet de produire des mouvements très lents, de déplacer des masses aussi importantes qu'on le désire à une vitesse proche de la croissance des plantes. La mise au point expérimentale de ce procédé engendre des pensées que recueille lentement un carnet où se sont déposées, irrégulièrement et en ordre dispersé, des notes sur les nuages, la vaporisation, la distillation, les plantes, et aussi les conditions générales du laisser-faire.

Le Potager du roi,
sous la direction de Stéphanie de Courtois,
Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 2003, 72 p., 10 €.

Cet ouvrage propose une promenade à travers l’histoire du Potager du roi et de ses jardiniers. Les nombreuses photographies de Jean-Baptiste Leroux offrent un regard sur la majesté de ce site, sa vie intérieure et la richesse de ses vergers et carrés de légumes.Bilingue français/anglais.

Saveurs du Potager du roi,
sous la direction de Stéphanie de Courtois, aquarelles de Stéphanie Buttier,
Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 2000, 112 p., 120 F - 18,29 €.

Lieu dédié au plaisir des yeux et du palais, le Potager offre depuis trois cents ans des fruits et légumes aux variétés rares et à la saveur intacte. Ce recueil propose soixante-dix recettes concoctées à partir des productions présentes dans le Potager pour des cuisiniers de tous niveaux. Les aquarelles de Stéphanie Buttier ont su capturer la chaleur de l’été sur les tomates, la délicatesse de la chaire des poires ou le charnu des feuilles de betteraves, afin que chacun retrouve un peu de la magie du Potager du roi.

Lausanne Jardins, une envie de ville heureuse,
sous la direction de Lorette Coen, photographies de Luc Chessex,
éditions du Péribole/ENSP, Lausanne/Versailles, 1998, 144 p., 280 F – 42,69 €.

En 1997, Lausanne a donné la parole aux jardins. Ils ont répondu et fait d’elle une cité merveilleuse. Certains jardins, créés pour l’occasion, ont disparu. Les plus tenaces demeurent, adoptés par la ville et ses habitants. Mais tous se retrouvent dans les photographies de Luc Chessex qui illustrent ce livre où interviennent les protagonistes de cette manifestation : paysagistes, mais aussi philosophes, sociologues et historiens d’art et des jardins.

La Théorie et la pratique du jardinage,
Antoine-Joseph  Dezallier d’Argenville,
coll. « Thesaurus », Actes Sud/ENSP, 2003, 668 p., préface et postface de Sabine Cartuyvels, 29 €.

La Théorie et la pratique du jardinage est sans conteste le plus original et le plus complet des ouvrages du début du XVIIIe siècle consacrés aux jardins de plaisance. Ce livre, qui a connu de nombreuses éditions, en France et en Hollande, au XVIIIe siècle, est encore passionnant à lire aujourd’hui parce qu’il permet de retourner aux sources du jardin « français » (ou « régulier »), de le comprendre et de l’apprécier. Souvent plagié depuis le XVIIIe siècle, parfois pillé, encore très souvent cité de nos jours, ce livre est une référence incontournable de toute histoire des jardins en France et en Europe, voire aux Etats-Unis.

Bible, traité, témoignage, code, tout invite à redécouvrir ce texte fondamental.

 

Campagnes urbaines,
Pierre Donadieu,
Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 1998, 160 p., 104,30 F – 15,90 €.

L’auteur s’interroge sur la façon dont les campagnes agricoles et forestières peuvent devenir urbaines, c’est-à-dire appropriables et habitables, tout en conservant le charme et la poésie d’un paysage naturel : en d’autres termes, comment répondre aux désirs de la société et aux besoins des agriculteurs ?

 



Pierre Donadieu :

Les Paysagistes ou les Métamorphoses du jardinier,
Pierre Donadieu,
Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 2009, 174 p.,19 €.

Qui sont les paysagistes ? Dans la langue française, le terme désigne à la fois des artistes, des architectes, des architectes paysagistes, des ingénieurs, des entrepreneurs de parcs et de jardins, des jardiniers, des botanistes, des pépiniéristes, des fleuristes, etc. Le public comprend que tous sont des professionnels du paysage et du jardin et exercent ces métiers avec des compétences diverses et souvent mêlées : les uns comme artistes, les autres comme techniciens, planificateurs,
entrepreneurs, ingénieurs et chercheurs. Et que tous s’inscrivent dans les marchés qui régulent les échanges économiques et sociaux de biens et de services dits paysagers. Mais bien peu comprennent les raisons de cette diversité et la manière dont s’articulent ou entrent en concurrence ces profils professionnels.
Il n’existait pas en langue française d’ouvrage qui décrive la totalité de ces métiers. Centré sur les paysagistes français, et s’adressant au grand public, celui-ci essaie de retracer leur généalogie et d’expliquer la diversité de leurs profils. Le paysagiste peut-il être à la fois un artiste créateur, un jardinier, un ingénieur, un médiateur social, un urbaniste, un ethnologue et un conseiller des élus ? Comment les écoles de paysagistes les forment-elles ? Qu’en attendent les commanditaires
publics et privés ? Autant de questions, parmi d’autres, auxquelles ce livre tente de répondre.



La Société paysagiste,
Pierre Donadieu,
Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 2001, 224 p., 195 F - 29,73 €.

La société contemporaine est devenue paysagiste, que ce soit sur le mode de la nostalgie ou bien sur celui de l’avant-garde. Elle s’interroge sur ses manières d’habiter le monde, sur les relations qu’elle entretient avec la nature, mais aussi avec son patrimoine historique. Pour conduire cette interrogation, pour trouver des réponses, elle fait appel désormais à des paysagistes, qu’elle investit de la mission d’aménager les espaces de la vie collective, et auxquels elle confie, d’une certaine manière, la responsabilité de définir les horizons futurs de la vie collective. Le livre de Pierre Donadieu souligne en quoi les paysagistes prennent en charge, aujourd’hui, des questions aussi fondamentales que celles de la mémoire, de la sécurité, de l’identité, mais aussi de l’urbanité.


A la découverte du paysage vernaculaire,
J. B. Jackson,
Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 2003, 288 p., 24 €.

L’œuvre de John Brinckerhoff Jackson reste peu connue des lecteurs français. Pourtant, pendant près d’un demi-siècle,
Jackson a joué aux Etats-Unis un rôle de premier plan dans la constitution d’un champ de réflexion théorique et historique
nouveau : le paysage. Formé à la culture des paysages européens, par ses voyages dans l’Europe d’avant-guerre et par
ses lectures des géographes français, Jackson a fait partie, après 1945, de ceux qui ont fondé l’enseignement et la re-
cherche sur les paysages américains, dont il a perçu, et promu, la véritable originalité.
A la découverte du paysage vernaculaireest le premier livre de Jackson traduit en France. L’auteur y définit tout d’abord
le paysage : avant d’être contemplé et apprécié esthétiquement, il est produit et habité par les hommes, qui organisent
collectivement, selon le principe du bien-être, leur cadre d’existence sur la Terre. Il nous livre ensuite une distinction fon-
damentale entre le “paysage politique” (produit par le pouvoir) et le “paysage vernaculaire” (fabriqué localement par les
habitants), qui révèle deux manières d’aménager l’espace à travers l’histoire. Il observe aussi, avec humour, le devenir
des paysages contemporains : les parcs publics, l’habitat mobile… et y voit, avec confiance, de nouvelles formes de la
conscience paysagère où habiter ne se confond plus nécessairement avec demeurer. Enfin, évoquant ses souvenirs de la
Deuxième Guerre mondiale, à laquelle il a participé en tant qu’officier de renseignements, il montre en quoi l’intérêt pour
le paysage est d’abord l’expression d’un intérêt et d’un attachement pour le monde.


Instruction pour les jardins fruitiers et potagers,
Jean-Baptiste de La Quintinie,
coll. « Thesaurus », Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 1999, 1200 p., 170 F - 25,92 €.

Cette bible des jardins potagers et des vergers est à nouveau disponible dans une édition à la graphie modernisée et au format pratique. Elle offre à l’amateur, après plus de trois cents ans d’existence, le résultat des recherches innovantes de La Quintinie, créateur du Potager du roi, et ses réflexions pleines de piquant sur la culture.


Les Cicatrices du paysage. Essai d’écologie scientifique,
Pierre-François Mourier, photographies de Catherine Chevallier,
Actes Sud/ENSP, Versailles/Arles, 2000, 144 p., 89 F -13,57 €.

Devant l’horizon de destruction tracé par la tempête du mois de décembre 1999, le Centre du Paysage, à travers sa mission de recherche, prend dans cet ouvrage une position publique sur la gestion de l’espace en France. Les photographies de Catherine Chevallier témoignent de l’ampleur de l’événement et de ses enjeux.

Les Paysages de la Raison,
Anna Ottani Cavina,
Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 2005, 260 p., 28 €.

Vers la fin du XVIIIe siècle, une nouvelle image de Rome apparaît dans la peinture. L’heure n’est plus aux visions sépulcrales, à la poétique des ruines, aux vedute livrées à l’Europe par Piranèse. Rome est désormais solaire, inhabitée, géométrique. Ce sont surtout les artistes étrangers qui imposent ce changement des regards : Français d’abord, dans le sillage de David, puis Hollandais, Allemands, Anglais, Suisses, Danois. Aux origines de la mutation : la redécouverte du dorique, dont les formes élémentaires et primaires sont rapidement prises comme modèles pour les arts figuratifs. Peintres et architectes, c’est l’autre innovation, travaillent côte à côte, étudient les mêmes monuments, fréquentent les mêmes lieux.  L’histoire qui se dessine est alors celle d’une conceptualisation et d’une abstraction progressives des formes et des espaces, avec des solutions expressives qui apparaissent aujourd’hui d’une extraordinaire modernité. C’est un XVIIIe siècle inconnu, qui rejoint l’histoire européenne de la peinture de paysage, le long d’une ligne qui conduit de Henri de Valenciennes à Jean-Baptiste Corot.

 


Les Créateurs de jardins et de paysages du XVIe au XXIe siècle,
sous la direction de Michel Racine (l'auteur du Jardins en France).
Tome I (du XVIe au début du XIXe ), Actes Sud/ENSP, Versailles/Arles, 2001, 290 p., 354,22 F - 54 €.
Tome II (du début du XIXe au XXIe ), Actes Sud/ENSP, Versailles/Arles, 2002, 420 p., 426,37 F - 65 €.

Avec plus de deux cents notices, cet ouvrage, qui réunit une centaine d’auteurs choisis sur les conseils d’experts, présente l’essentiel des connaissances sur les plus importants créateurs de jardins et de paysages de l’Europe francophone de la Renaissance à nos jours. Conçu comme un outil au service des amateurs et des professionnels, il rend compte de l’état des recherches dans ce domaine et intègre de nombreux travaux récents. L’ensemble des notices forme ainsi une histoire en mosaïque, l’histoire d’un art en perpétuelle métamorphose.

Nature, art, paysage,
Gilles A. Tiberghien,
Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 2001, 210 p. illustrées, 290 F - 44,21 €.

La question de la nature passe aujourd'hui largement par celle du paysage. Celui-ci a pris désormais une impor-
tance centrale dans le débat social et culturel. Cette question se devait d'être reconsidérée à l'aune des pratiques
artistiques de notre temps mais aussi dans le contexte plus large où ces pratiques ont lieu. Il est possible d'ailleurs
qu'à travers ces pratiques se dessine autre chose qui ne soit plus seulement la nature ou le paysage.
Et, en effet, quand on parle de paysage aujourd'hui, on parle de perceptions individuelles mais aussi de représen-
tations collectives, de nature mais également de société, de contemplation esthétique et de maîtrise du territoire,
de psychologie et de politique. Chacun et tous font et défont les paysages, de façon anarchique la plupart du temps,
concertée le plus rarement. Les professionnels du paysage sont conscients de la complexité de leur objet qui se
résout le plus souvent d'ailleurs en un "projet", une réalité mentale qui joue dans le monde physique comme un
dispositif jamais tout à fait bien ajusté. Des artistes contemporains, plus jeunes que ceux du land art des années
1960 – davantage préoccupés par les matériaux naturels et les grands déserts américains – ou issus d'une autre
tradition se glissent dans ce jeu et leur art parle du paysage qui parle de nous.
Ce livre se veut à la fois un essai de critique, d'esthétique et d'histoire de l'art. Il tente de mieux comprendre com-
ment s'articulent ces différents discours et d'où ils proviennent, comment ils nous concernent dans leurs dimen-
sions artistiques et éthiques, voire politiques, et comment ils nous rendent plus conscients à la fois de notre
appartenance et de notre singulière étrangeté au monde.



Latitude Nord, nouveaux paysages urbains,
Annette Vigny,
Actes Sud/ENSP, Arles/Versailles, 1998, 200 p., 180 F - 27,44 €.

Créée par Laurence Vacherot et Gilles Vexlard, l’agence Latitude Nord contribue depuis 1977 à des projets de paysage d’échelles très variées. Cet ouvrage présente une sélection d’espaces réalisés dans ce cadre.

 



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